Présentation

L’Association Innovation et Technologie de Sfax (Tunisie), l’Ecole des Mines d’Alès (France), l’Ecole des Mines de Saint-Etienne (France) et l’Université Senghor d’Alexandrie (Egypte) organisent du 16 au 19 juin 2014, la quatrième édition du colloque ‘Eau, Déchets et développement Durable’ (E3D) qui aura lieu dans les locaux de l’Ecole des Mines d’Alès.

Ce colloque fait suite au colloque E3D - 2012 qui s'est tenu au Maroc à Agadir. Il fait suite et au congrès d' Alexandrie du 28 au 31 mars 2010 et au Congrès International de « Gestion des Déchets Solides et Développement Durable » qui s'était tenu à Hammamet en Tunisie du 27-30 mars 2008.

Après les villes touristiques d’Hammamet et d’Agadir, après une ville chargée d’histoire comme peut l’être Alexandrie, E3D 2014 devait se tenir, au Togo mais pour diverses raisons la candidature de Lomé a été reportée en 2016. Ainsi, à l’occasion d’E3D 2014, vous pourrez découvrir les charmes d’une petite ville française : Alès, capitale des Cévennes nichée dans le Sud de la France entre le Rhône, l’Ardèche et l’Hérault. Alès est une ville chargée d’histoire : oppidum à l’époque gallo-romaine,  cité du moyen-âge sur la voie Regordane reliant l’Ile-de-France à la Méditerranée, haut lieu de la production de la soie et du charbon. Du fait de la disparition des anciennes productions industrielles, Alès s’est reconvertie dans les secteurs des éco-industries, de l’automobile, de l’électricité, …

E3D 2014 se veut être à la fois un colloque d’échange entre chercheurs mais aussi un colloque expérimental. Aussi, deux nouveautés vous sont proposées à l’occasion de la manifestation de 2014 :

  • la création d’un atelier sur l’énergie en plus des ateliers traditionnels sur l’eau, les déchets et le développement durable
  • des visites de terrain.

Le Professeur Gado TCHANGBEDJI, directeur du laboratoire 'Gestion Traitement et Valorisation des Déchets' de l'Université de Lomé (Togo) sera le correspondant du colloque E3D2014 pour l'Afrique Subsaharienne.

Contexte du colloque

Un constat :

Actuellement, trois milliards de citadins génèrent 1,3 milliards de tonnes de déchets solides par an (soit 1,2kg par personne et par jour), ce volume de déchets passera à 2,2 milliards de tonnes en 2025 (soit 1,42 kg/habitant/jour) produits par 4,3 milliards d'habitants dans le monde. Ce qui représente une hausse de 70 % de déchets solides municipaux d'ici 2025 provenant "pour l'essentiel" des villes à forte croissance des pays en développement  (see pdf file). Le coût de traitement de ces déchets, actuellement de 205 milliards de dollars, passerait à 375 milliards, somme difficilement acceptable notamment pour les pays à faible revenu : la Banque Mondiale parle de « crise imminente ».

En matière de pollution industrielle, il est établi que 17 millions d’AVCI (années de vie corrigées de l’incapacité ou Disability-Adjusted Life Years), facteur présentant le nombre d’années de vie en parfaite santé, ont été perdues au niveau de la Terre. Ce nombre est comparable à celui provoqué par les maladies les plus dangereuses (paludisme : 14 millions, tuberculose : 25 millions, SIDA : 29 millions).(see pdf file)

Entre 1990 et 2008, la consommation mondiale d’énergie a augmenté de plus de 40%. A long terme, il est possible de dégager 5 tendances lourdes pour la consommation d’énergie :

  • Augmentation de 1,5%/an due à la croissance démographique
  • Augmentation de 1,5%/an due à la mondialisation
  • Mouvement de prix dus à la raréfaction des ressources primaires
  • Diminution de 1%/an due au progrès technologiques
  • Volonté politique d’agir contre le réchauffement climatique

Qu’en sera-t-il dans le futur ? (Consommation d'energie finale dans le monde)

Si des mesures mondiales ne sont pas prises en terme d’impacts sur l’environnement, la vie sur notre planète risque à terme d’être compromise (réchauffement dû à l’effet de serre, pénurie d’eau, recrudescence des pollutions, …). C’est pourquoi, depuis de nombreuses années maintenant, les chercheurs du monde entier se mobilisent pour faire des déchets domestiques ou industriels un gisement de matières secondaires, épurer les eaux usées, réhabiliter les sites et sols pollués, produire les biens industriels de manière plus propre et plus sûre, diminuer la quantité des rejets, … 

Le but du colloque « Eau, Déchets et développement Durable » est de faire le point sur ces différents thèmes de recherche et de confronter le savoir-faire en la matière des chercheurs francophones.

Public visé

Provenant principalement du monde francophone, les personnes invitées à répondre à l’appel de communications étaient principalement des experts dans le domaine de l’environnement, des spécialistes s’intéressant au domaine des déchets et du développement durable, des consultants techniques, des décideurs économiques et politiques, des chercheurs et des universitaires, des gestionnaires et acteurs de la société civile.

Objectifs

Le colloque international E3D est une tribune d’échanges : les études de cas et les réflexions méthodologiques ont permis de mettre à profit les expériences de chacun dans les domaines visés (eau, déchets solides, liquides, gazeux) afin d’éclairer les participants sur les meilleures pratiques en vue de participer au développement durable. 

Contenu

Nous retiendrons des communications nécessairement originales sur l’un des thèmes suivants :

  • Déchets : gisements secondaires, matières premières résiduelles, traitement, recyclage, valorisation des déchets industriels, agricoles, hospitaliers et urbains, des sols pollués, des sédiments et des résidus miniers, … 
  • Eau : potabilisation, pollutions et traitement, recyclage et valorisation, réutilisation, gestion et conflit d'usage, eaux urbaines, industrielles, de surface, souterraines, ....
  • Développement durable : analyse environnementale, analyse de cycle de vie, études d’impacts environnementaux, procédés propres, meilleures technologies disponibles, écologie industrielle, économie circulaire, … Les propositions de communications dans cette thématique devront présenter un rapport avec l'eau ou les déchets.
  • Energie : besoin des utilisateurs, leurs comportements et réduction des besoins, énergies renouvelables et leur intégration, interfaces eau/énergie, efficacité énergetique.

Jacques BOURGOIS, Professeur Emérite, ENSMSE